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La démarche de prévention

De quoi s’agit-il ?

De quoi s’agit-il ?

Les conditions de réussite

Les conditions de réussite

Repérer les premiers signes

Repérer les premiers signes

Comment déterminer les actions à conduire ?

Comment déterminer les actions à conduire ?

Travailler avec les services de santé au travail

Travailler avec les services de santé au travail

Changer les pratiques managériales

Changer les pratiques managériales

De quoi s’agit-il ?

« La prévention des risques professionnels, c’est l’ensemble des dispositions à mettre en œuvre pour préserver la santé et la sécurité des salariés, améliorer les conditions de travail et tendre au bien-être au travail. Il s'agit d'une obligation réglementaire qui s'impose à l'employeur et dont les principes généraux  sont inscrits dans le Code du travail.

Elle s’inscrit dans une logique de responsabilité sociale des entreprises, visant à réduire les risques d'accidents du travail et de maladies professionnelles et à en limiter les conséquences humaines, sociales et économiques» (INRS).

Pour en savoir plus sur ce thème Pour en savoir davantage sur ce thème, consultez le dossier sur le site de l’INRS.

Comment déterminer les actions à conduire ?

Si toute politique de prévention des risques repose sur de grands principes, elle doit cependant être adaptée spécifiquement à la réalité de chaque entreprise, en fonction de son secteur d’activités, de son organisation, des contraintes liées à l’exercice des différents métiers...

Cette démarche s’appuie sur des méthodes et des savoir-faire bien particuliers. Il va s’agir tout d’abord d’identifier les facteurs de pénibilité et d’usure professionnelle pour ensuite pouvoir proposer des actions de remédiation.

Les ressources à ce sujet sont abondantes et les employeurs peuvent se faire accompagner dans la mise en œuvre d’une telle démarche. De plus, les établissements peuvent faire le choix de nommer un animateur pour conduire le projet de prévention. Cet animateur devra être formé.

Les éléments développés ci-dessous s’appuient sur les enseignements tirés d’une expérimentation menée dans le cadre du projet de sécurisation des parcours dans le secteur social et médico-social. Pour en savoir plus, vous pouvez suivre ce lien.

Les conditions de réussite

Pour identifier ce qui est facteur de pénibilité, d’usure professionnelle dans le travail, il est nécessaire de :

  • Travailler de manière concertée avec l’ensemble des acteurs concernés : direction, encadrement, salariés et/ou leurs représentants, personnes en charge des questions de santé et des ressources humaines, services de santé au travail.
  • S’intéresser  aux conditions de réalisation du travail dans les faits
  • Communiquer sur le repérage des signaux d’alerte en interne
  • S’appuyer sur ce qui existe déjà et tirer des enseignements des améliorations apportées ou contraintes rencontrées, en prenant appui sur le Document Unique d’Évaluation des Risques, par exemple.

Parmi les nombreux exemples de pistes d’amélioration, nous pouvons citer le fait de :

  • Créer des temps d’échange avec les salariés et de régulation sur le travail
  • Travailler sur le recrutement et mettre en place une véritable intégration des arrivants (donner des règles, accompagner, réguler). CF Unidom/livret d’accueil
  • S’intéresser au management du travail pour favoriser un travail à la fois « soutenable », « porteur de sens », et pour agir sur la reconnaissance.
  • Anticiper et surtout agir de concert avec les salariés sur des changements qui peuvent les impacter (moments charnières) : changements d’organisation, d’horaire, de service.
  • S’attacher à repérer les signaux d’alerte
  • Anticiper les mobilités professionnelles avant que les problématiques de santé ne s’installent

Préconisations issues de l’expérimentation

Préconisations issues de l’expérimentation

Travailler avec les services de santé au travail

Le service de santé au travail conseille l’employeur et joue un rôle prépondérant dans la prévention, puisque sa fonction première est d’éviter l’altération de la santé en situation de travail.

Ce service peut être interne à l’entreprise si celle-ci a plus de 500 salariés ou il peut s’agir d’un service interentreprises. Il est constitué de médecins du travail, d’infirmièr(es) santé-travail, d'intervenant(e)s en prévention des risques professionnels, d'assistant(e)s et d’un service administratif.

Le médecin du travail est, en particulier,  chargé du suivi individuel de l’état de santé des salariés dans le cadre de :

  • visites d’information et de prévention, des examens médicaux d’aptitude (lors de l’embauche, suivant une périodicité fixée par le médecin du travail)
  • lors des d’arrêts maladies (visites de pré-reprise, lors d'arrêts prolongés, de reprise après un mois d’arrêt maladie)
  • visites à la demande : vous pouvez solliciter l’équipe médicale santé-travail pour des visites facultatives en cas de difficulté.

Le médecin du travail coordonne et anime une équipe pluri-disciplinaire; avec elle, il analyse les situations de travail  et les postes de travail au travers de visites,  d'études, de la fiche d'entreprise. Il est soumis au secret médical.
Il est le conseiller de l'employeur, des salariés, des représentants du personnel.

Le service de santé au travail accompagne l’entreprise :

  • dans l’analyse des conditions de travail dans votre établissement (visite des lieux de travail, études de postes, identification et analyse des risques professionnels, élaboration et mise à jour de la fiche d'entreprise, etc.).
  • en conduisant des actions pour l'amélioration des conditions de vie et de travail .

Il peut intervenir au niveau de :

  • l'adaptation des postes, des techniques et des rythmes de travail à la santé physique et mentale des salariés, notamment en vue de préserver leur maintien dans l'emploi,
  • la protection des salariés contre l'ensemble des nuisances, et notamment contre les risques d'accidents du travail ou d'exposition à des agents chimiques dangereux,
  • l'hygiène générale de l'établissement et dans les services de restauration,
  • la prévention et l'éducation sanitaires dans le cadre de l'établissement en rapport avec l'activité professionnelle,
  • la construction ou les aménagements nouveaux,
  • les modifications apportées aux équipements,
  • la mise en place ou la modification de l'organisation du travail.
  • l'accompagnement en cas de réorganisation importante de l'entreprise.

Une réforme de la médecine du travail et des services de santé au travail a eu lieu en 2017. Elle apporte de nombreux changements dans le suivi de l’état e santé des salariés. Pour en savoir plus.

Repérer les premiers signes

Une pénibilité du travail qui s’accroît, une usure qui s’installe chez les salarié(e)s… Il est important de pouvoir  repérer les signaux d’alerte avant qu’il ne soit trop tard.
Les IRP, qui sont au plus proche des salariés et à leur écoute, sont bien placés pour repérer ces signaux  et intervenir auprès de l’employeur.

Source : extrait de la brochure réalisée par l’ARACT Bourgogne Franche-Comté, « Pénibilité, usure professionnelle dans le médico-social et les services à la personne » dans le cadre du projet « sécurisation des parcours dans l’ESS »

Changer les pratiques managériales

« Que ce soit au travers de questions liées à l’amélioration de la performance, à des changements d’organisation du travail ou à la prévention des risques professionnels, le management est à la fois pointé comme une source de dysfonctionnements et comme un levier d’action. » (ANACT)

Pour améliorer la performance de l’entreprise mais aussi le bien-être au travail des salariés, il est donc nécessaire d’accompagner les équipes d’encadrement dans une modification de leurs pratiques managériales.